Prix moyen d’une maison au Canada : tendance et analyse 2025

6,9 % : c’est la hausse du prix médian d’une maison au Canada entre 2023 et 2024, d’après l’Association canadienne de l’immobilier. À Toronto, il n’est plus rare que les transactions franchissent la barre du 1,1 million de dollars. Dans certaines zones rurales, les augmentations à deux chiffres marquent encore les esprits. Les récentes variations de taux d’intérêt ne calment pas la fièvre immobilière partout ; elles creusent surtout l’écart entre les grandes villes et les marchés plus périphériques.

Dans plusieurs provinces, le prix moyen recule timidement, comme si le marché voulait défier la tendance nationale. Les chiffres les plus récents laissent entrevoir un changement de cap pour 2025 et 2026, avec des écarts de prix qui s’élargissent d’une région à l’autre.

Où en est le marché immobilier canadien à l’aube de 2025 ?

Le marché immobilier canadien s’apprête à franchir un nouveau cap. Entre croissance démographique continue, offre toujours sous pression et ajustements des taux d’intérêt, le paysage se redessine. La Colombie-Britannique et l’Ontario restent au centre des tensions, alors que l’Alberta et les Prairies affichent une dynamique différente, portée par l’arrivée de nouveaux habitants et des prix encore considérés comme accessibles.

Les statistiques du marché immobilier le confirment : à Vancouver et Toronto, la demande dépasse largement l’offre. Dans ces villes, les prix tutoient des sommets, alimentés par la pénurie de propriétés et l’attrait des centres urbains. Dans d’autres régions, la hausse des prix reste plus mesurée, masquant parfois de grandes différences d’un quartier à l’autre. En périphérie, les effets des taux d’intérêt commencent à se faire sentir, ajustant la donne pour de nombreux acheteurs.

Province Prix moyen 2024 Tendance 2025
Colombie-Britannique 1 020 000 $ Stagnation / légère hausse
Ontario 890 000 $ Hausse modérée
Alberta 490 000 $ Progression stable
Prairies 350 000 $ Légère augmentation

Le dernier rapport met en avant une croissance des prix désormais plus disparate. Certains marchés périphériques, longtemps restés dans l’ombre, attirent aujourd’hui les ménages en quête de stabilité. Les écarts régionaux se creusent, dessinant un Canada à plusieurs vitesses, où chaque territoire adapte sa trajectoire en fonction de la demande et des orientations de la politique monétaire.

Prix moyen d’une maison au Canada : ce que révèlent les dernières statistiques

La moyenne nationale du prix d’une maison au Canada, d’après l’association canadienne de l’immobilier, reste sous pression. En 2024, le prix moyen d’une maison au Canada s’établit autour de 690 000 dollars toutes provinces confondues, mais la réalité varie fortement selon la localisation. À l’ouest, la Colombie-Britannique survole les statistiques, dépassant régulièrement le million de dollars pour une propriété individuelle. L’Ontario suit de près, soutenue par le Grand Toronto où la demande ne faiblit pas, même avec la montée des taux.

La province de Québec affiche un visage contrasté. À Montréal, le marché se stabilise autour de 550 000 dollars, tandis que les secteurs des Laurentides ou de la Capitale-Nationale gagnent en popularité, ce qui tire les prix médians des maisons vers le haut. Les transactions immobilières ralentissent légèrement dans certaines grandes villes, comme le notent les courtiers et l’association professionnelle, mais la pression persiste sur les logements abordables.

Voici ce que montrent les chiffres dans plusieurs provinces :

  • En Alberta, la dynamique reste solide, avec un prix moyen qui tourne autour de 490 000 dollars.
  • Dans les Prairies (Manitoba, Saskatchewan), le marché attire les primo-accédants, grâce à des valeurs qui avoisinent les 350 000 dollars.

Les statistiques du marché sont claires : les écarts se renforcent, l’offre se tend dans les grands centres. Les professionnels de l’immobilier au Québec et ailleurs observent l’évolution des stratégies d’achat, où la localisation, la surface et le prix deviennent des leviers majeurs pour arbitrer.

Quels facteurs pourraient influencer les prix en 2025 et 2026 ?

La croissance démographique accentue la pression sur le marché immobilier canadien. L’immigration reste soutenue, surtout dans les provinces très recherchées comme l’Ontario et la Colombie-Britannique. Cette dynamique stimule la demande de logements, alors que l’offre résidentielle peine à suivre le rythme, faute de constructions en nombre suffisant.

La Banque du Canada occupe une place centrale dans l’équation. Toute variation des taux d’intérêt ou des taux hypothécaires peut rebattre les cartes de l’accession à la propriété. Si les taux se stabilisent, une reprise des ventes deviendra envisageable, surtout dans les métropoles où l’attentisme prévaut depuis plusieurs mois.

Voici les principaux paramètres qui pourraient peser sur l’évolution des prix :

  • L’inflation aura un impact direct sur le pouvoir d’achat et la capacité d’emprunt des ménages.
  • La croissance du marché du travail pourrait renforcer la confiance des acheteurs, sous réserve que les salaires suivent le rythme de l’immobilier.
  • Une relance de la construction résidentielle permettrait de réduire la tension sur l’offre, mais il reste difficile de prévoir le calendrier exact des nouveaux projets.

Les statistiques du marché immobilier seront surveillées de près pour détecter les premiers signes de retournement. Les professionnels, partagés entre prudence et anticipation, s’accordent : c’est l’équilibre entre la demande, les taux et le rythme des constructions qui dessinera la trajectoire des prix moyens au Canada en 2025 et 2026.

Agent immobilier serre la main d un senior devant maison

Comprendre les tendances régionales pour mieux anticiper l’évolution du marché

Le marché immobilier canadien refuse la généralisation. Chaque région impose sa cadence, dictée par des réalités économiques locales, parfois opposées. À Montréal, le volume des transactions s’est calmé, la revente retrouve son équilibre. Les prix médians des maisons progressent plus doucement, loin de l’envolée des années 2021 et 2022.

Dans les Laurentides ou l’Estrie, la demande reste soutenue. L’attrait résidentiel grandit, notamment auprès des jeunes familles et des nouveaux venus dans la province. Pour autant, les statistiques du marché immobilier montrent que la hausse des prix ralentit, freinée par une offre qui s’étoffe un peu et des conditions de crédit plus strictes.

Capitale-Nationale et Saguenay–Lac-Saint-Jean tracent une autre route. Le marché y demeure relativement accessible, mais la disponibilité des logements se réduit. En Gaspésie ou aux Îles-de-la-Madeleine, la rareté de la construction neuve pèse sur les prix, même si le nombre de transactions reste modeste.

À l’ouest, des villes comme Regina, Saskatoon ou Winnipeg montrent des signes de tempérance. Les prix moyens ont reculé en début d’année, preuve d’une adaptation au nouveau contexte des taux d’intérêt et d’une meilleure adéquation entre l’offre et la demande. Impossible désormais de lire le marché canadien d’un seul bloc : il faut accepter la mosaïque, et s’y adapter.