Est-ce que la maladie de Lyme est grave ?

Ixodes canisuga, Alexandre Roux CC BY-NC-SA 2.0 L’ action du ministère de la Santé sur la maladie de Lyme

Le 29 septembre 2016, le ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a lancé un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques. Ce plan vise à informer le public, à améliorer les soins aux patients et à en apprendre davantage sur ces pathologies, avec quelques mesures importantes :

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  • Développement d’une cartographie du risque et de la distribution des tiques en France et recherche de mesures pour empêcher leur diffusion ;
  • information pour les migrants (création de panneaux d’information en bordure de forêt) et développement de la communication avec le public (affiches, brochures…)
  • ;

  • formation de professionnels
  • et établissement d’un protocole national de diagnostic et de soins ; spécialisé en 2017 Centres de soins infirmiers ;
  • développer des recherches pour améliorer les tests diagnostiques et les soins.

Le plan du Ministère ne se réfère pas à la controverse entourant la détection de la maladie et l’efficacité des soins, mais met en évidence des questions importantes de santé publique, en particulier en ce qui concerne « le sentiment d’abandon et la migration thérapeutique que les patients de Lyme font face ». Un autre fait nouveau est l’inclusion prévue de la maladie de Lyme dans des conditions à long terme. Un comité directeur accueillant les acteurs institutionnels, mais aussi les associations de patients, devrait permettre de mettre en œuvre les mesures à prendre.

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Consultez la fiche récapitulative du plan de Marisol Touraine et le communiqué de presse :

Qu’ est-ce que la maladie de Lyme ?

Le nom « maladie de Lyme » vient de la ville de Old Lyme, États-Unis, où il est apparu en 1977. L’Etat est causée par « borrelia », les bactéries en spirale, qui sont transmises lors de la morsure de tique. Dans ce cas, il est également appelé « maladie de Lyme ». Cependant, il existe plusieurs formes de « borrelia » et différents types de bactéries qui se manifestent de différentes manières… En outre, la tique peut transmettre plusieurs microbes à la fois, ce qui provoque d’autres maladies telles que « babésiose » (qui ressemble au paludisme) ou « encéphalite à tiques »… Pour compliquer le tout, la maladie peut rester en sommeil pendant des mois, voire des années et se manifester à des intervalles irréguliers… Par conséquent, la liste des symptômes est presque infinie : elle va de la fatigue chronique avec de la fièvre et des maux de tête à des manifestations beaucoup plus invalidantes, telles que la douleur articulaire ou la paralysie, des difficultés de mémoire ou des problèmes de sommeil… Pour cette raison, certaines études sont plus généralement liées à « maladie vectorielle de tique » ou « syndrome de Lyme global ». La maladie de Lyme est souvent appelée un « grand imitateur » ou « maladie du caméléon », car ses manifestations peuvent être confondues avec d’autres pathologies. Cependant, il y a un signe clinique objectif de la maladie de Lyme : c’est une maladie de la peau qui se produit 3 à 30 jours après la morsure de tique, qui migre érythème (tache annulaire rouge), mais, malheureusement, n’est pas systématique.

La maladie de Lyme n’est pas une maladie émergente. Elle avait déjà été décrite au XIXe siècle. Mais il semble évoluer d’une manière nouvelle. En France, le réseau Sentinelles de 1 300 médecins généralistes, établi en 1984, estime le nombre de cas à 33 202 en 2015, soit 51 sur 100 000 personnes. Il n’existe pas de cartographie détaillée des populations de tiques. Ceux-ci sont présents dans toute la région avec quelques zones plus touchées, comme le centre et l’est de la France. sont plus rares en Méditerranée et à plus de 1 500 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Prévention de la maladie de Lyme

Que faire pour éviter les piqûres de tiques ?

  • Connaissance des périodes et des lieux « tique » : les tiques préfèrent les zones humides, boisées, les remblais, les hautes prairies et tous les endroits où circulent un grand nombre d’animaux (animaux sauvages ou reproducteurs). Les tiques sont principalement actives au printemps et en automne.
  • Portez des

  • vêtements même en été (bras et jambes protégés, chemises à manches longues, chaussures hautes, chaussettes qui couvrent le bas du pantalon)
  • Restez sur les chemins (éviter les grandes herbes et les zones touffues)
  • Examinez attentivement son corps après chaque sortie et douche.
  • Utilisez des répulsifs, en particulier pour certaines professions (agriculteurs, sylviculture, etc.).

Que faire après avoir été piqué par une tique ?

  • Pour ramasser la tique, éviter d’appliquer un produit (alcool, éther), mais retirez-le avec une pompe à tique (disponible dans les pharmacies) et tordez légèrement avec un mouvement détachable.
  • Après avoir enlevé la tique, désinfectez soigneusement la plaie. Toutes les tiques ne sont pas infectées et chaque morsure ne signifie aucune maladie. Cependant, il est conseillé de stocker la tique dans un congélateur dans une petite boîte à pilules. Cela aidera à identifier les germes qu’il contient, si la maladie a été expliquée par l’aventure.
  • Surveiller l’emplacement de la morsure : L’Autorité Régionale de Santé Alsacienne vous recommande de surveiller la morsure pendant 8 semaines, et en cas de signes d’infection (le plus souvent : migration érythème ou certains symptômes proches de la grippe : fièvre, migraine, fatigue élevée…).

Identifier et traiter la maladie de Lyme : Les éléments du débat

Dans La France a été définie par une conférence de consensus en 2006, le protocole officiel de détection et d’entretien pour la maladie de Lyme.

Cette conférence a soulevé de nombreuses critiques axées sur le diagnostic clinique et la présence de symptômes persistants — ou non — après le traitement.

En ce qui concerne le dépistage : la sérologie imposée par la conférence de consensus a été critiquée pour plusieurs raisons : le premier test a été mal calibré ; il est parfois effectué beaucoup trop tôt ; il ne détecte pas tous les types de Borrelia et néglige l’infection croisée avec d’autres bactéries ou virus des tiques… permet mesure seulement les anticorps créés par le corps pour lutter contre la maladie. Cependant, certains patients qui sont déjà immunodéprimés ne développent pas d’anticorps… En outre, Borrelia développe des compétences de camouflage dans le corps, ce qui les rend parfois presque indétectables… Selon Muriel Vaysier stout ; microbiologiste à l’INRA, les tests réglementaires ne sont pas fiables. Il existe, bien sûr, d’autres tests, mais ils ne sont pas évalués adéquatement et il faudra probablement plusieurs années pour que des tests plus efficaces entrent sur le marché. En ce qui concerne les méthodes de soins, la principale critique de la conférence de consensus concerne la complexité de la maladie et la non-reconnaissance des formes chroniques de Lyme. La ligne officielle recommande en fait une antibiothérapie courte de 2 à 3 semaines. Cependant, il est vrai que de nombreux patients peuvent être efficacement traités avec un traitement antibiotique en tant que traitement précoce, que faire si la maladie persiste ? lorsque les patients qui n’ont pas été détectés par des tests officiels sont exclus du traitement ? Cette critique vient des médecins, des chercheurs, des patients et de leurs familles qui se sont réunis dans des associations telles que « France Lyme » ou « Lyme sans frontières ».

Le 30 juillet 2016, SPILF (Société francophone de pathologie infectieuse) a été placée dans la controverse suivie par l’Académie de médecine le 20 septembre 2016.

Une recherche pour les tout-petits infirmiers

Comme nous l’avons vu, La maladie de Lyme est complexe et soulève de nombreuses questions, il est donc nécessaire de développer la recherche. En plus des incertitudes sur les raisons de la prolifération des tiques, l’identification des patients et la recherche de tests plus efficaces, de nombreuses questions restent non résolues : existe-t-il d’autres types de transmission des tiques. maladie ? Est-il vrai, comme certains experts le soutiennent, que parfois il peut être transmis par des moustiques, des puces, des punaises de lit ou août ? y a-t-il des dangers de transmission du don de sang ? et qu’en est-il des risques de transmission mère-enfant in utero ? Deux projets de recherche semblent particulièrement prometteurs : le projet OH ticks dirigé par l’INRA, qui vise à travailler par les tiques détecter les agents pathogènes transmis, proposer des tests adaptés, mener des recherches sur un éventuel vaccin contre les tiques et le projet One-Health, qui met en évidence le lien entre la santé animale, la santé humaine et la santé d’une manière environnementale. Cette recherche transversale et interdisciplinaire porte sur les vecteurs de maladies telles que les tiques, les microbes transmis aux humains et aux animaux, et l’impact de la pollution sur la santé mondiale.